Détails sur le prix Bonpland, le plan du jardin et la genèse des aménagements du  jardin au cours des années.

(Les mots en vert dans les articles sont des liens)

 


 

"Le prix BONPLAND est un concours annuel animé par la SNHF et l'Institut Jardiland et destiné à promouvoir la création de jardins d’agrément ou leur restauration," sur un thème spécifique.

 

"Ce prix vise à favoriser l’élan de création des jardiniers amateurs, en particulier en faisant connaître au plus grand nombre l’exemplarité technique et horticole des jardins candidats."

 

"Le prix s'adresse aux jardiniers amateurs et il concerne tous types de création ou de restauration de jardins d'agrément, à caractère durable et intégré dans un site. Les principaux arguments recherchés pour ces jardins sont notamment :

  • un exemple d'harmonie entre le végétal, le minéral, l'eau et d'équilibre avec les contraintes du lieu
  • une recherche esthétique dans le choix et l'emploi des plantes et des matériaux 
  • une valeur exemplaire destinée à être présentée aux amateurs de jardins dans le cadre d'une communication locale et nationale".

 

Il est doté de 4 prix en numéraire.

 

(extrait du site officiel de la SNHF avec son aimable autorisation)

 


La remise du prix

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Créé le 27 juin 2012

Le prix fut comme chaque année remis lors de l'édition d'automne des Journées des Plantes de Courson et suivi d'un sympathique lunch apéritif qui nous a permis, autour d'un verre, de faire connaissance avec les autres lauréats.

 

Le thème du concours de l'année suivante est aussi dévoilé à cette occasion.

 

 

Le plan du jardin

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Créé le 21 mai 2012

Le plan ci-dessous a été réalisé par nous-mêmes et transcrit par un précieux collaborateur sur le programme Autocad pour plus de clarté.

Il permet de repérer les divers éléments : maison, parking, bassin, végétaux...

 

    Plan général (janvier 2011) 

 

La genèse du jardin

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Créé le 21 mai 2012

Le dossier ci-dessous constitue le travail de réflexion adressé à la SNHF (Société Nationale d'Horticulture de France) dans le cadre du concours pour expliquer les étapes et choix que nous avons menés au jardin depuis le début.

 

Nous avons estimé que tous ces travaux concordaient parfaitement avec le thème de l'année 2012 :              "Jardiner entre béton et bourgeon" et c'est ainsi que nous nous sommes lancés et en avons été bien récompensés ! 

 

Index  des articles du chapitre

 


  

L’historique des aménagements majeurs du jardin 

 

1983 : achat de la maison avec jardin (terrain 411m²). La superficie aménagée en jardin d’agrément est d'environ 280 m². Maison, terrasse et parking se partagent le reste.

 

Entre 1983 et 2005 : aménagement  de massifs, plantation d’une pelouse, diverses plantations d’arbustes. En  1994, arrachage de l’abricotier malade qui perd ses branches !

2006 : le cerisier malade lui aussi doit être arraché (mars) : le trou d’arrachage sera alors agrandi et un bassin de 9m² environ voit le jour durant l’été.

 

Hiver 2009/2010 : la construction mitoyenne de maisons de ville nous pousse à ajuster l’alignement de la propriété au domaine public c’est-à-dire à reprendre notre emprise sur le trottoir le long de la maison :

  • création d’un petit jardin devant la maison
  • démolition/ reconstruction du mur coté rue pour agrandir le jardin à intérieur
  • démolition/ reconstruction du mur mitoyen (à 2,30m de hauteur) appartenant aux voisins : cela nous oblige à arracher la vigne vierge qui poussait dessus depuis 25ans !
  • remaniement des massifs et de la pelouse

 

Été 2010 : mise en place de dalles 1mx1m de Evergreen ™  sur une surface 25m² au niveau du parking.

 


 

Le site et de ses contraintes

 

Le jardin est entouré de murs de tous les côtés, ce qui en fait un jardin bien abrité, majoritairement situé nord/est-sud/ouest, assez bien ensoleillé. Mais nous sommes en ville : on n’échappe pas aux murs voisins et les maisons environnantes cachent parfois le soleil selon les heures !

 

L'environnement du jardin et de la maison :

            

  Une partie des lieux vue de chez nos voisins (à gauche, leur jardin) 

 

La partie nouvellement créée devant la maison est plutôt à l’ombre (nord-est) sauf le matin en été où le soleil passe au dessus des maisons et durant 2h environ éclaire et réchauffe le coin.

 

Notre goût va vers un jardin « nature », foisonnant, « à l’anglaise » : nous avons mis en place des mix-borders, au départ sans plan préconçu,  au fur et à mesure de nos trouvailles végétales.

 

L’idée du bassin est venue tardivement et un peu par hasard à cause de la mort du vieux cerisier.

 


 

Les gros travaux (nombreuses photos en page "au fil des saisons")

 

Les phases de l’été 2006 (création du bassin) et de l’hiver 2010 (reprise du trottoir et agrandissement) ont été les plus importantes en termes de travaux lourds. 

 

Les travaux de bassin ont été réalisés entièrement « à la main » (c’est-à-dire sans l’aide de machine) par nous-mêmes : terrassement à la pioche et pelle, choix et mise en place des matériaux (liner) et des végétaux. Un mois de travail environ entre le début des travaux et la mise en eau/ plantations. 

 

En 2010 les modifications du trottoir devant la maison ont nécessité le recours à une entreprise de maçonnerie : piquage du trottoir, enlèvement des gravois et creusement pour accueillir la terre végétale - démolition/ reconstruction du mur côté rue et du mur « mitoyen » + agrandissement de la terrasse (voir détails)

 

Cependant les aménagements  ont été conçus par nous seuls. 

Lectures, visites de jardins, foire aux plantes, jardineries et « feeling » nous ont servi de guides. Il y a même aujourd’hui des émissions de TV consacrées au jardin !

 


 

Principales étapes créatives

 

Lorsque nous sommes arrivés en 1983 le terrain était couvert de hautes herbes et jonché de divers objets jetés par les voisins qui ne voient là qu’un dépotoir bien pratique !

 

Tout est à faire : Le jardin n’a jamais été très entretenu précédemment.

 

Sur le terrain, il y a quelques arbres dont certains sont assez vieux : 2 lilas, un fusain, un troène.    Au début des  années 80, l’ancien propriétaire a planté un cerisier bigarreau, un pommier reine des reinettes et un abricotier. D’autre part, quelques végétaux sont déjà installés et bien développés : un yucca, une sauge médicinale, des bergénias, des fougères notamment etc..., qui sont toujours en place aujourd’hui !

 

Nous allons progressivement tenter de modifier et enrichir la terre par un apport de terreau en sacs et de fumier : la terre d’origine est très calcaire, pierreuse, sans doute terre de remblai.

Cependant elle est aussi très légère, donc facile à retourner et à planter. Nous apprendrons parfois à nos dépends que certains végétaux ne se plaisent pas chez nous et disparaitront 2/3 ans après.

 

Nous mettrons aussi en place une rocaille avec les pierres trouvées sur place ou chez notre voisin qui modifie sa cave : lavandes, iris, érigéron, cinéraire maritime, romarin, sedums...y prennent place.

 

Un charme arrivé en graine en 1987 avec un pied de carex trouvé près de l’abbaye de Jumièges fait maintenant  4m de haut !

 

Coté pratique, entre l’atelier et la terrasse, nous mettons en place des « pas japonais » faits d’ardoises et de pierres plates rapportées du midi de la France.

 

À cette époque, nous n’avons pas encore de plan précis pour l’aménagement mais notre famille nombreuse (4 enfants) nous conduit à laisser le maximum de terrain pour le jeu : la pelouse tiendra durant de nombreuses années une large place dans l‘aménagement paysager. Un portique sera aussi installé (enlevé en 2006).

 

Au fur et à mesure des années, nous plantons divers végétaux achetés ou le plus souvent bouturés (ma marotte !) et échangés avec la famille et les amis.

 

Grands arbustes : nous avons planté un amélanchier(1990), des fatsia japonica (1991), un photinia (1998), des corètes du Japon (simple et double),  des vignes (venant de chez une amie qui déménageait) 2006, un figuier (2007)

Des bambous sasa, des aucubas ont été plantés à l’automne 1983 pour agrémenter  le mur mitoyen (très haut à l’époque, abattu en 2007) sur lequel est installée au départ une vigne vierge. D’autres vignes vierges recouvriront rapidement les autres murs jusqu’aux travaux de 2010 (démolition puis reconstruction à 2,30m selon le Plan Local d'Urbanisme) où nous les sacrifierons afin de ne pas endommager les nouveaux murs, qui pour certains ne sont pas les nôtres.

 

2006 : lorsque nous creusons le trou du bassin, nous récupérons un maximum de terre pour créer des buttes sur la rocaille et le long du bassin, avec le double avantage d’évacuer le moins possible de matériaux (+/-600kg de pierres tout de même !) et de donner plus de relief au jardin.

 

2010 : Le nouvel aménagement repris sur l’ancien trottoir nous a fait regagner en tout environ 21m² de terrain à planter. Il a nécessité 9m3 de terre végétale + 4 m3 de sable + 2m3 de terreau et... beaucoup d’huile de coude pour décompacter la terre végétale livrée, bien plus argileuse que notre terre d’origine !

 

Au printemps 2010, nous avons déplacé le jeune figuier (voir plan) qui se trouvait à l’origine entre l’amélanchier et les phyllostacchis (belles « boutures » plantées en janvier 2007) le long du mur coté rue : le passage, un peu resserré entre ces 2 grands végétaux, forme une sorte de « porte » qui s’ouvre vers  la partie nouvellement plantée et de là, conduit vers la porte du jardin devant la maison, ce qui est accentué par quelques pavés posés en quinconce , qui permettent de ne pas trop piétiner, et donc tasser, la terre plus argileuse de ce coin du jardin.

D’autre part les bambous ayant maintenant une taille respectable de +3,50m environ, ils nous « abritent » du regard direct des voisins en étage.

 

Nous avons aussi refait  le tracé de la pelouse et des massifs après l’ensemble des travaux tant pour garnir les surfaces créées que pour rénover celles qui avaient été piétinées lors des travaux.

 

Été 2010 : mise en place des dalles du parking («Evergreen » ™) par nous-mêmes : cela agrandit visuellement  la surface de verdure puisque nous semons du gazon.

 


 

L’intégration paysagère du jardin (nombreuses photos en page "au fil des saisons")

 

Vu qu’il y a très peu de jardins ou espaces verts aux alentours immédiats, ce jardin de ville en partie visible depuis la rue,  apparait comme un havre de verdure qui accueille la biodiversité car nous ne traitons rien chimiquement depuis des années :

Des oiseaux  (merles, moineaux, mésanges, rouge-gorge, rouge-queue, pies, pigeons et même tout récemment une buse variable !) et des insectes, sont attirés au jardin, notamment par le bassin.

 

De nombreuses espèces de végétaux : environ 250 espèces répertoriées

 

Lors des travaux, beaucoup de passants, voisins ou pas, se sont arrêtés pour parler avec nous, nous encourager et nous faire part de leur plaisir de voir un coin de verdure se créer ! Plus tard certains ont même demandé le nom des plantes ou nous ont invités à visiter leur lopin : le jardin comme trait d’union entre les voisins ! Plutôt sympa non ?

 


 

Perspectives, scènes et accroches visuelles... (nombreuses photos en page "au fil des saisons")

  

Aujourd’hui le jardin est davantage travaillé pour notre propre agrément que comme aire de jeux (les enfants ont grandi mais des petits-enfants  arrivent cependant !) et nous y consacrons plus de temps (et d’argent !).

 

Coté couleur :

Dans les nouveaux massifs refaits ou créés en 2010 nous avons davantage cherché à faire des effets de couleur : harmonies de bleus, violets, blanc ou de rose/rouge, et blanc (voir détail ci-dessous en F4).

Profusion de jaune en fin d’hiver.

 

Parfums :

Les végétaux sont plantés bien sûr pour leur forme et couleur et aussi pour leur parfum (point très important pour moi) notamment dans les zones de passage ou de vie : jasmins, lilas, roses, aspérule odorante, lys de la madone... ou plantes aromatiques (romarin, mélisse,  verveine, sauges, menthes, agastache...) ont une grande place au jardin.

 

Perspectives :

Une porte à claire voie a été ménagée entre le jardin de devant et le grand jardin afin de permettre le passage de la lumière du soleil d’été et aux passants, de jeter un regard furtif bien que des bambous (pseudosasa) en pots atténuent volontairement la visibilité.

 

Un petit chemin en pierres (autour du bassin) puis en lattis de bois conduit jusqu’au bout du jardin au-delà de l’atelier, vers une zone où nous entreposons du bois de chauffage, les sacs de terreau ou fumier,  2 composteurs ...

Cette zone est particulièrement verte car à mi-ombre : des fougères (déjà là  à l’origine) et des hémérocalles  occupent une belle place avec le photinia et masquent en partie les sacs.

D’autres cheminements ont été créés. comme il a été expliqué précédemment.

 

Les murs du jardin sont dès le départ recouverts de grimpantes pour se faire en partie oublier et créer une  « ceinture verte » : 3 vignes vierges plantées en 1984 et  1 lierre (existant encore) font  bien vite fait un écrin vert !  Cependant 2  vignes vierges seront sacrifiées lors des  travaux de 2010.

 

Le bassin : tout autour verdure et éléments minéraux (pavés et pierres trouées) se mélangent. Les plantes ont été choisies pour leur graphisme et leur robustesse :

  • equisitum hyemale très « rigide » et cyperus foisonnant et retombant
  • iris d’eau pseudacorus souple mais à feuilles « pleines»  et plantain d’eau, diffus et aérien, et juncus spiralis
  • en automne fleurit un ibiscus d’eau rouge vif
  • menthe d’eau et aponogeton se sont installés
  • 2 sortes de nymphéas : blanc et jaune (espèces non connues) couvrent le milieu du bassin.

 

Les poissons rouges vivent leur vie sans notre aide.

 


  

Choix des végétaux et de leur association (nombreuses photos en page "au fil des saisons")

 

Les fournisseurs principaux sont :

  • Les échanges avec amis, familles, voisins : d’innombrables boutures ont été faites qui, aujourd’hui de belle taille, fournissent les amis !
  • Achats dans les jardins visités : Maizicourt, jardin de Campagne (Osny 95) par ex...
  • Les fêtes des plantes : st Jean de Beauregard, Courson, Fleurs en Seine (Meulan 78), Doullens (80), Senlis (60),  par ex.,  ainsi que les trocs de plantes ...
  • Les jardineries : Jardiland, Gamm Vert, Truffaut, ...

 

Les plantes correspondent pour la plupart à la nature plutôt calcaire et argilo-calcaire du sol : donc nous n’avons pas eu trop d’échecs suite à l’introduction de végétaux mal adaptés.

Ce qui signifie que nous avons très peu de végétaux de terre acide par ex. Cependant des plantes reçues en cadeau (tel un camélia) ont pu être ajoutées.

 

  • La fin d’hiver et le début du printemps sont plutôt de couleur jaune : forsythia, mimosa, jasmin d’hiver, narcisses et jonquilles divers, crocus,  corètes du japon doubles ou simples, lamium galeobdolon ... et blanc : perce-neiges et nivéoles, crocus, piéris japonica fire flame , spirée, hellébores niger, muguet, narcisses blancs...

          Avec, çà et là des pointes de rose : jacinthes, bergenias, primevères, hellébores orientalis... 

 

  • Printemps / été,  massifs avec harmonie de bleus/violets : jacinthes, divers iris, lavandes, agapanthe, diverses sauges, tradescantias,  catananches, perovskia, ... et blanc  libertia, jasmin, arums d’Éthiopie, gaura blanc, lys royal,...

 

  • Printemps / été,  massifs avec  harmonie de roses/rouges/grenat et blanc : groseillier à fleurs, cognassier du Japon, dicentra, akébia quinata, pivoines, fushia magellanica, gauras, diverses roses, sauge microphylla, fausse valériane, pavot, clématites, dahlias cactus blancs et roses, œillets de poètes ou mignardises...

 

Les massifs sont ponctués de touffes gris argenté de santoline, hélicrysum italicum, cinéraire maritime, ceraiste, armoise, lamium maculatum... et de nombreuses plantes pérennes vertes ou panachées  de diverse importance : buis, romarin, fatsia japonica, vinca major et minor  par ex. pour les premières ou aucubas et vinca variegata... pour les secondes.

 

L’orange vif  est la seule couleur quasi proscrite au jardin : elle n’apparait que comme « picot » dans les étamines de crocus ou dans les cœurs de narcisses par ex. car cette couleur ne me plait pas.

Cependant on la tolère « fanée » ou « flammée » sur des hémérocalles, des giroflées ou du chèvrefeuille par ex. 

 


 

Choix des ornements (nombreuses photos en page "au fil des saisons")

 

Pour rendre le jardin plus attrayant,  nous avons travaillé le coté ludique et décoratif :

  • Petites « étiquettes » en galet sur piquet de bambou ;
  • Ardoises pour écrire des haïkus ou de petits messages d’accueil ;
  • Panier de pêche en treillis de fer et arrosoirs en zinc chinés ; 
  • Bougies et porte-bougies ;
  • « Fontaine » chinée, posée sur une table pour son bruit d’eau 
  • Dans le bassin, fontaine japonaise shishi odochi qui rythme les journées de ses « tonk » réguliers lorsqu’elle se vide !

 

Ainsi un certain  nombre d’objets a  pris place naturellement au jardin au gré des trouvailles... tel ce gros fauteuil d’osier façon rocking-chair récupéré dans la rue !

 

Une vieille malle également en osier a été remplie de lierre, bugle, ...et mise en place sous le fusain.

 

On peut aussi se reposer sur divers petits bancs et l’été, un guéridon et une chaise forment « le p’tit bistrot »,  qui se déplace dans le jardin au gré des envies ou de l’ombre.

 

Des potées avec arbustes sont réparties dans le jardin :

Avantage : pouvoir les changer de place et modifier le décor

Inconvénient : les grosses sont très lourdes

  • Un saule pleureur (près du bassin)
  • Un olivier
  • Un ginkgo biloba
  • 2 bambous (devant la maison)
  • Un chamérops humilis (terrasse)
  • Un petit cerisier (bouture de 2009)
  • Un cèdre de l’Atlas 

 

Les plantes d’intérieur prennent leur quartier d’été au jardin début mai et complètent la végétation.

 

Encore en étude, peut-être en projet : un petit poulailler (2/3 bestioles) pour le coté « campagne » et l’agrément des petits-enfants et qui aurait pour finalité de nous fournir des œufs et de recycler une partie des déchets organiques, ce qui est déjà en cours par l’utilisation de  composteurs  (un 2ème vient d’être livré sur notre demande par la municipalité qui cherche à promouvoir ce moyen de recyclage) et d’un lombricomposteur.

 


 

Particularités de l’entretien

 

Le choix a été fait dès le début de planter des vivaces pour leur grande rusticité, leur côté « foisonnant » car bien souvent elles couvrent rapidement une surface, et bien sûr, l’économie qu’elles représentent.

On sème aussi des fleurs annuelles faciles tels les cosmos, très aériens,  ou des capucines par ex.

La tonte est effectuée au moyen d’une tondeuse mécanique hélicoïdale, souvenir familial, qui permet d’éviter l’emploi  de moyen électrique, et donc préserve  le voisinage. Il faut dire que la surface à tondre est modeste.

 

L’entretien (désherbage, griffage etc. ...) est fait par moi-même, aidée pour les gros travaux par mon mari. Tout est fait manuellement car surfaces peu importantes et souci écologique (pas de motoculteur par ex.)

 

Pas de haies à tailler (et de toute façon nous n’aimerions pas les voir « au carré » !) Seuls quelques buis et des « coussins » de lierre sont taillés en boule et les grands arbres et arbustes sont parfois « aérés » par un élagage léger !

 

Paillis de feuilles ou paille en hiver : je souhaiterais trouver du BRF mais cela n’est pas évident en ville. Idée à creuser auprès des serres municipales.par ex.

 

L’arrosage (manuel, pas de système automatique) est limité sauf en cas de plantations et de trop grande sècheresse.  2 citernes de récupération d’eau de pluie sont en cours de d’installation : nous souhaitons autant que possible ne pas gaspiller ce bien très précieux !

 

2 composteurs et un lombricomposteur fournissent un peu de matériau mais en quantité limitée.

 

Comme il a été dit plusieurs fois nous essayons de respecter au maximum le sol, l’air, les bestioles, l’eau... par des pratiques responsables (aucun produits chimiques par ex.) avec la conviction que nous ne sommes pas « seuls sur la terre » !

 

Les problèmes écologiques et environnementaux nous touchent de près et nous intéressent mais sans être des « écolos purs et durs ». Dans cet esprit nous sommes d’ailleurs membres d’une AMAP depuis sa création à st Ouen en 2008.

 


 

Thème 2012 « jardiner entre béton et bourgeon » 

 

Le jardin demande il est vrai beaucoup de soin pour être accueillant quel que soit l’esprit qu’on lui donne.

La nature montre le chemin, qui n’est pas faite que de végétal.

Il faut d’abord suivre ses envies puisque c’est nous qui vivrons dans le jardin et personne d’autre mais il paraitrait bizarre de chercher à faire par ex. un jardin sec dans des zones très arrosées ! Il ne faut donc pas contrarier complètement la nature sous peine de rater la cible au final : avoir un beau jardin!

 

Le jardin réussi est celui qui donne une sensation d’équilibre, de plénitude et fait qu’on s’y sent bien même s’il n’est pas nôtre !

 

Chez nous les nombreuses plantes de toutes tailles, feuillages et couleurs  s’offrent à voir tout au long de l’année, plantées par nous ou arrivées parfois au gré des visites d’oiseaux ou du vent : le coté « foisonnant », « nature », est privilégié car nous pensons qu’une certaine « liberté » doit habiter le jardin.  Le myosotis par ex. s’est invité sans préméditation...

 

Le minéral a été souvent installé sur un coup de cœur pour des formes ou des couleurs particulières : par ex les pierres  volcaniques de couleur brique ou les « pas  japonais » venus du midi... mis en place pour leur coté pratique (pour assurer le passage par ex.) ou simplement décoratif.

 

Dans le jardin donnant sur la rue, le pavage dessine un tapis minéral au seuil de la maison puis sur la droite un minuscule chemin courbe fait de pavés et partiellement caché par la végétation mène vers la porte du grand jardin. Un gros bloc rappelle à gauche la présence du minéral.

 

Le béton :

Chez nous le béton est présent sur la terrasse, restée pour le moment à l’état brut, et sur les murs environnants.

 

Mais c’est un matériau plein de ressources. Il a sans doute vieilli dans ces formes évoquées là (rocailles, statuaire... comme on les voit dans les anciens parcs parisiens par ex.) mais aujourd’hui parce qu’on le colore, on le cire, qu’on continue plus que jamais de le « travailler »..., on lui a redonné une vie à part entière, faisant à nouveau de lui un élément de décor, y compris au jardin.

 

Le nouveau jardin devant la maison avait à un moment été envisagé comme une terrasse gagnée sur la rue avec des potées  au lieu de massifs, dans un souci d’économie, notamment en évitant le défonçage du trottoir et la démolition/ reconstruction du mur. Le projet ne nous satisfaisait pas totalement, laissant « dans la rue » une bonne part de la surface récupérée : il fut donc abandonné car sans grande utilité pour nous-mêmes.

 

Le reste du jardin n’a jamais eu de zone en béton telle une cour, que nous aurions eu à aménager, hormis la terrasse, qui est le haut lieu du rassemblement familial, au moment des repas notamment.

 

Le béton nous entoure : terrasse, murs alentours, ... nous le voyons partout ! Sur un des murs qui nous surplombent, nous parlions autrefois de faire peindre une fresque mais aujourd’hui nous n’y songerions même pas (indépendamment  de la faisabilité et du coût) car nous avons « apprivoisé » cet environnement de béton : nous vivons pleinement dans la ville.

 

Le végétal est un atout de plus, pas un repoussoir au béton.  Il n’est qu’à voir comment le moindre interstice du béton  est vite colonisé par quelques graines ou par la mousse : une bonne entente s’organise donc naturellement au jardin contre vent et marées entre les deux éléments (« chassez le naturel il revient au galop ! »).

Il y a aujourd’hui davantage de liberté, de fantaisie dans l’aménagement des jardins : aujourd’hui on laisse faire et le jardin s’en porte bien. Chez nous aussi cet aspect « nature » a pris davantage de place qu’autrefois.

 

Nous avons peu de nouveaux matériaux au jardin (pas de mobilier en résine par ex.) et le fait de chiner nous met davantage en contact avec des matériaux plus traditionnels. Ce n’est donc  pas un  refus pur et dur des matériaux modernes  (nous avons nombre de grosses jarres en plastique plus légères à manipuler).

 

Nous sommes restés fidèles au bois ou bambou pour les meubles de jardin (table, bancs, fauteuils ...), à la céramique (pour certaines potées)  ou au métal : table en fer, zinc des arrosoirs,  ...

 


 

Le jardin, lieu d'apprentissages

 

Parents puis grands-parents, nous avons toujours eu envie de faire partager notre passion du jardin et du jardinage (d’ailleurs héritée pour ma part de mes parents !) et notamment aujourd’hui à nos petits-enfants.        

Respect de la nature, découverte des plantes et insectes, grignotage sur pied des framboises ou des tomates- cerises, récolte de feuilles pour la dinette, plantations de graines, apprentissage de la patience face à la nature, goûters et repas pris en plein air, couronnes de fleurs ou de lierre à fabriquer  ... : toutes ces choses-là sont agréables à vivre en famille et cela nous rapproche.  

 

Une certaine sérénité est puisée au jardin quelles que soient les générations.