La jungle à St Ouen

Imprimer
Créé le 1 octobre 2012

Vivant au Maroc depuis un an,  je n'ai plus un oeil vigilant sur le jardin sinon de temps à autres au passage lorsque je rentre pour un court séjour.

 

Aussi ai-je vu le jardin s'encanailler et prendre des airs de jungle.

Sans contrôle les plantes du bassin ont pris leurs aises : la surface d'eau s'est considérablement réduite, mangée par les carex, les joncs, les feuilles de nymphéas ou les prêles equisitum. 

 

 

D'autres telles les clématites courent par terre au lieu de grimper sur les supports prévus.

 

Les marguerites des leucanthèmes, en principe coupées à peine fanées, sont restées sur pied : du coup j'ai eu des graines, ce qui n'arrive jamais car je les multiplie d'ordinaire par éclatement des touffes puisqu'il s'agit de vivaces.

Un matou tigré plutôt sympathique par ailleurs s'est invité aussi venant semble-t-il des maisons mitoyennes.

 

J'ai interdit qu'on le nourisse car je ne souhaite plus avoir de chat mais il faut reconnaître qu'il fait le bonheur de mes petites-filles.

 

Pour sa défense il parait qu'il chasse les souris !

 

Les pigeons n'hésitent pas à s'aventurer dans le jardin ou à venir boire dans le bassin. Personne n'est là pour les en dissuader. 

Le clou de cette débauche végétale a été la monstrueuse poussée de la glycine !

 

Elle s'est enroulée sur les barreaux de fenêtre de la salle de bain, tissant un épais rideau vert, et s'est même introduite par le vasistas, déroulant au plafond ses volutes vigoureuses !

 

Cela m'a rappelé le feuilleton des années 80 où les "monstro-plantes" envahissent et étouffent le paysage...

ou le conte de la "Belle au bois dormant" où durant cent ans la végétation pousse sans contrôle jusqu'à tout recouvrir.

 

Arrosée abondamment par les pluies au printemps et en été , la nature a repris ses droits. 

 

Et à moi il ne me reste plus qu'à prendre mon courage (et la bêche !) à deux mains à chaque fois que je reviens afin de redonner un semblant d'ordre au jardin...ce dont je ne profite jamais, étant sitôt repartie vers d'autres cieux.

 

La vie va, avec ou sans nous.